Quand l'avenir est à reconstruire

Publié le par Yohan DRIAN

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQgh5yKzyGuD1Eyojq7G6Ow1BqOWzvQUE1LD4KheFevl0qqFYxeTgBonjour à toutes et tous. cela fait une semaine que je n'ai pas pris la plume et pourtant il y avait bien des sujets à traiter, mais voilà les priorités de la vie vous oblige parfois à lever le pied.

Cela fait 18 mois que tant de choses ont changées dans ma vie, 4 décès de proches, une création d'entreprise et 2 mandats associatifs en moins. Tout ceci m'a fait changé en profondeur, au delà dès changements que j'avais mis en place moi même après mon adhésion au PRG en 2010. Et tant de choses vont encore changer.

Le poids des traditions familiales et sociales

Perdre tant de proches en si peu de temps est une épreuve, s'en est d'autant plus difficile quand une génération entière disparaît si vite. Maintenant que les grands parents ne sont plus à nos cotés, ce sont les parents qui deviennent les patriarches d'une famille à reconstruire, de nouveaux repères à prendre, des carcans traditionnels qui s'effacent. Mes grands parents étaient très proches de leurs petits enfants, mais on donné une éducation très macho à leur enfants. résultat une famille dans laquelle afficher ses sentiments est à la limite d'un crime, un homme ne pleure pas, il n'est pas faible et ne doit jamais montrer ses faiblesses. Voilà le poids avec lequel mon père à grandit, une éducation stricte qu'il a reproduit avec ses propres enfants. Mais aujourd'hui c'est un homme transformé que l'on découvre, un homme touché, affaiblit, capable de pleurer et de montrer qu'il est blessé. du coup cela bouleverse intégralement le carcan familiale dans lequel on a tous vécut. Nos habitudes changent, notre avenir est à reconstruire ensemble autour de nouvelles valeurs, en créant une famille moins stricte, moins impactée par le poids des traditions. Aujourd'hui se sont mes parents qui deviennent de fait et de force les patriarches accueillant, chaleureux et aimant, cette image que nous avons tous de nos anciens. C'est une évolution importante de ce qui à été le fondement même de notre cellule familiale. vers quoi allons nous, là est la question. Mais dans ces temps difficiles, ma famille est devenue une priorité.

Le poids des traditions politiques

En tant que militant engagé à gauche, cela aura été un véritable défi de m'affirmer au delà des carcans traditionnels d'analyse. On m'a tellement traité comme un inculte, comme un ignorant, car je n'avais pas lu tout Marx ou Lenine, comme si cette seule lecture était obligatoire pour être un homme de gauche digne de ce nom. J'en ai eu tellement marre d'être maltraité que j'ai fini par quitter gauche traditionnelle, qui sous couvert idéologique d'émancipation des esprits, vous enferme dans une traditions d'analyse et de pensée plus que centenaire. une gauche qui en réalité n'aime pas la liberté d'analyse, la liberté d'expression, et surtout la liberté de penser autrement qu'eux. Le communiste c'est fond toi dans le moule et tait-toi. Le socialisme c'est défends les acquis sociaux avec des oeillères sans tenir compte des évolutions de notre société. pour moi la gauche dont on a besoin c'est d'une gauche décomplexée, libérée de ce carcan, qui pense la société d'aujourd'hui et imagine celle de demain en tenant compte de la nécessite de garder certains acquis qui protège les plus démunis, mais qui est capable aussi d'en remettre d'autres en cause certains, car le modèle français est ultra protecteur et n'engage pas à l'audace d'entreprise, à la volonté d'entrer dans la concurrence internationale qui nécessite de mobiliser les pouvoirs publics autour de nos secteurs d'excellence (aéronautique, militaire, agro-alimentaire, nucléaire) et d'être en capacité de réformer où d'abandonner l'investissement public dans ceux qui sont en déclin (naval, automobile...). La seule différence entre la gauche est la droite est avant tout économique. C'est la volonté de l'homme de gauche d'aujourd'hui est de mettre les intérêts des hommes avant les intérêts des marchés et financiers, mais cela ne suffit plus, car même une partie de la droite sociale à pris conscience de ces excès et commence sérieusement à engager des réformes en ce sens. Alors que nous reste-t-il demain si nous ne sommes pas capable de sortir de nos traditions aujourd'hui ? Quand allons nous engager une véritable évolution démocratique, engagée sur le concret de notre société avec une pensée nouvelle des besoins de protection des plus faibles dans une société mondialisé ? Quand allons nous prendre conscience qu'au lieu de nous victimiser face à notre dégradation dans la mondialisation, c'est par une protection et des investissents forts (recherche, soutien aux entreprises, aides financières d'intérêt national...) que nous pourrons protéger notre savoir faire, nos compétences et de fait, des emplois qualifiés, protégés par des brevets et donc non délocalisables ? Quand allons nous comprendre que certaines industries en déclin (automobile, sidérurgie...) ne pourrons être préservées si nous n'y engageons pas une vraie politiques de recherche afin de créer des matériaux uniques à haute valeur ajouté, seul moyen de préservés les emplois aujourd'hui menacés ? Au final la gauche reste anticapitaliste et anti-financière, hors sans argent, pas d'investissements, pas de réduction des dettes, pas de recherche, pas de protection sociale, pas de protections des emplois menacés. Au final la gauche dont on a besoin est une gauche financiarisée, qui s'opposera au système actuel, mais qui saura proposer une alternative crédible, réfléchie et volontaire, ouverte sur une économie mondialisée, dont on se servira comme les autres pour protéger nos intérêts nationaux. Ce n'est donc pas de victimisation que nous avons besoin, mais d'audace, d'ouverture et d'esprit d'entreprise et de compétition.

Et moi dans tout ça ?

Si une chose est certaine, c'est que la vie a tellement bouleversée mes habitudes, qu'elle m'a tellement forcé au changement, ces les évolutions que j'ai connu me poussent aujourd'hui à me poser les questions de fond qui remettent en cause mes engagements militants. J'ai passé 13 années à évoluer dans de petites structures au nombre de militants plus que limités. J'ai été élu à nombre de responsabilité car soit on est venu me chercher pour prendre ses responsabilités (avec bien souvent une volonté de leur initiateur de mener une guerilla interne contre des opposants, situation que je n'ai bien souvent même pas été capable de remarquer), soit parce qu'il n'y avait personne pour faire le job (c'est à dire une disparition pure et simple de la structure, si je ne la reprenait pas). Au final, la seule fois où je me suis présenté à la présidence d'une structure de relative importance j'ai été battu à 64% contre 36% des voix sur ma candidature, et j'ai été même viré de l'association la semaine suivante. En réalité, je n'ai donc jamais été exposé au suffrage de plus d'une vingtaine d'individus avec un concurrent sérieux en face de moi, dans toutes les responsabilités que j'ai occupé jusque maintenant. Au final, la seule et unique fois où j'ai été dans ce cas de figure, non seulement je n'ai pas eu la majorité, j'ai été viré et la nouvelle équipe a finalement travaillé à la dissolution de l'association plutôt qu'à la laisser continuée sous ma responsabilité.  ans après une question subsiste, pourquoi un comportement si négatif et excessif à ma candidature ? Ai-je changé suffisamment pour demain me présenter avec un programme, une équipe et réussir face au suffrage des militants ? et plus tard en perspective aux électeurs ? Là est la grande question qui reste sans réponse. En 2012, j'aspire donc à quitter les structures confidentielles une fois mes mandats finit en Octobre et intégrer de nouvelles responsabilités qui m'obligeront au travail d'équipe avec un programme et une véritable élection. Voici les defis que je m'imposerai dans une avenir proche car je refuse de m'enfermer dans une traditions de mandat obtenu uniquement dans des structures peu représentative et avec peu d'impact. Mon engagement militant dois devenir un engagement de masse.

Publié dans Electron Libre

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