Marc Dolez quitte le Parti de gauche

Publié le par Yohan DRIAN

http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/07/dolez.jpgLe député du Nord critique la stratégie du PG, tout en voulant rester "un militant actif du Front de gauche".

Le député Marc Dolez, qui avait quitté le PS en 2008 pour fonder le Parti de gauche avec Jean-Luc Mélenchon, a annoncé son départ de cette formation, jugeant notamment que l'eurodéputé concentre ses critiques sur l'exécutif de gauche au lieu "de s'attaquer à la droite".

Dans une interview à Libération publiée mercredi, le député du Nord critique la stratégie du PG, tout en voulant rester "un militant actif du Front de Gauche", dont ce parti est, avec le PCF, une des deux composantes majeures.

Marc Dolez assure notamment que "l'acquis de la belle campagne présidentielle a été dilapidé dès les législatives, avec la catastrophique campagne d'Hénin-Baumont". Jean-Luc Mélenchon (11,1% le 22 avril) était venu y affronter la présidente du FN Marine Le Pen et avait été éliminé au premier tour. "La stratégie Front contre Front nous a cornérisés à l'extrême gauche", analyse le député du Nord.


"Beaucoup de ses propos brouillent notre message"

"Je déplore aussi l'expression médiatique de Jean-Luc Mélenchon. Il critique le plus souvent le président de la République et le gouvernement plutôt que de s'attaquer à la droite. Nos propositions sont rendues souvent inaudibles à cause de l'outrance du verbe", accuse-t-il. "Beaucoup de ses propos brouillent notre message, je ne crois pas à la thèse de deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours", ajoute Marc Dolez, à propos d'une majorité alternative à gauche, thèse défendue par Jean-Luc Mélenchon, également ex-PS.

"Je ne me résoudrai jamais à considérer que le gouvernement va échouer et que nous serons là à ramasser les morceaux", insiste l'élu de Douai. "Si la social-démocratie devait s'effondrer, je crains que ce ne soit au profit de la droite extrême." "Ne donnons pas le sentiment que l'adversaire du Front du gauche, c'est le PS", dit encore le député, qui appartenait à l'aile gauche du Parti socialiste. Il n'entend pas pour autant retourner à ce parti. "Le Front de gauche me paraît plus indispensable que jamais, j'entends participer à son expression à l'Assemblée nationale."

 

Retour d'analyse d'un ex militant PS ayant assisté à la fondation de ce parti.

Quand un parti qui se créé sélectionne les courants à qui on donne l'information (les membres de PRS de Mélenchon ayant accès aux statuts pour en débattre à l'instar des membres de Forces Militantes de Dolez... par exemple) on créé une cassure des cynergie et on nie le droit à une démocratie respectueuse de tous dès la base. A l'époque j'avais suivi cela de loin sans adhérer, une prudence que je n'ai pas renouvelé avec le PRG... J'en aurait payé le prix fort.

Ce que dénonce Marc, je le comprend parfaitement. Je pense que s'il n'avait pas été réélu comme député du Nord et que sans le refuge et la protection que lui à assuré sa circonscription, il aurait claqué la porte bien avant... Mais au bout d'un moment le ton agressif et méprisant de Mélenchon, ces méthodes de travail irrespectueuse de la moindre équitté comme de la moindre démocratie interne peuvent en lasser plus d'un.

Il ne me reste qu'à souhaiter à Marc une bonne route et une bonne continuation en espérant qu'il trouvera la structure politique dans laquelle il se sentira à son aise, respecté à sa juste valeur, soutenu dans le débat d'idée (même si personne ne peut jamais prétendre être en accord à 100% avec la ligne de son parti) sans avoir à avaler trop de couleuvres... car c'est ce que l'on recherche tous.

Publié dans Electron Libre

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