AFP
"Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad mais, si je suis élu, je ne briguerai pas la présidence" de cet établissement, a annoncé Jean Sarkozy, 23 ans, dont l'arrivée programmée à la tête du plus grand quartier d'affaires européen avait soulevé une tempête médiatico-politique.
Le fils du chef de l'Etat devrait être élu vendredi à Nanterre représentant des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad par la majorité UMP-NC du conseil général, étape précédant l'élection à la présidence de l'Epad, prévue le 4 décembre, en remplacement de Patrick Devedjian, atteint par la limite d'âge.
"Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon", s'est justifié Jean Sarkozy, en évoquant les accusations de "favoritisme" et de "passe-droit" portées dans cette affaire.
"J'ai fait le choix de la raison", a-t-il souligné, après avoir dénoncé une "campagne de manipulation et de désinformation" à son encontre.
"Depuis plusieurs jours, il y a beaucoup de choses qui ont été dites, beaucoup d'excès, beaucoup de caricature, beaucoup d'outrances, mais il y a du vrai aussi", a-t-il dit, ajoutant : "j'ai beaucoup écouté, j'ai beaucoup réfléchi".
Sa volonté de briguer la présidence de l'Epad avait provoqué une vive émotion à gauche, mais aussi à droite, dans l'opinion publique, et avait été accueillie avec ironie dans la presse internationale, les critiques mettant en avant son jeune âge (23 ans) et son inexpérience (deuxième année de droit).
"Ma candidature était pleinement légitime, ce n'est pas un problème de légitimité", a jugé jean Sarkozy, assurant n'éprouver "aucune amertume".
"J'ai beaucoup appris dans cette épreuve", a assuré le président du groupe UMP-NC au conseil général des Hauts-de-Seine, qui a reconnu avoir consulté Nicolas Sarkozy. "Si la question que vous me posez, c'est : est-ce que vous en avez parlé au président, non. Est-ce que j'en ai parlé avec mon père, oui".
"Il est comme tous les pères et je suis comme tous les fils. Et naturellement, dans des moments qui sont difficiles, nous parlons ensemble", a-t-il dit.
Même s'il assure qu'il ne "court pas après les honneurs", Jean Sarkozy a toutefois prévenu qu'il n'avait pas perdu pour autant sa "vocation politique". "Je mènerai des combats dans les années qui viennent devant les électeurs", a-t-il dit, sans préciser la nature de ses ambitions.





